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Quartier Rosemont – Il faut revitaliser Montréal !

16 fév

Au début des années 1990, le sud-est de Montréal a été dévasté par la fermeture des ateliers du CP — les fameuses shops Angus. Dans le quartier Rosemont, le chômage a alors atteint 20 %. Afin de remédier à la situation, la Société de développement Angus a été créée. Quinze ans plus tard, celle-ci a non seulement recréé le tissu urbain du quartier, mais elle étend à présent son expertise à la revitalisation d’un autre secteur de Montréal.

«Nous sommes un promoteur immobilier par accident!», raconte en riant Charles Larouche, vice-président aux finances immobilières de la Société de développement Angus. «Notre mission première est la création d’emplois, insiste-t-il. La SDA a été créée en 1995 parce qu’il ne fallait pas seulement construire des condos et des maisons de ville sur les terrains des usines Angus. Il fallait également amener des entreprises à s’y établir afin de créer des emplois pour les gens du quartier.»

«On s’est cependant rendu compte que, pour attirer des entreprises, il fallait pouvoir les loger, poursuit son collègue Philippe Lamarre, vice-président aux projets stratégiques de la SDA. Il fallait donc construire des bâtiments appropriés. C’est de la sorte que nous sommes devenus un promoteur immobilier.»

Vie de qualité

La Société de développement Angus ne se veut pas un promoteur «comme les autres», insiste M. Larouche. Elle cherche avant tout à créer un milieu de vie. «Au lieu de construire des bâtiments génériques — qui pourraient accueillir n’importe quel type d’entreprises — nous planifions notre développement afin de créer un milieu de vie intéressant», indique M. Lamarre.

De fait, la SDA vise à créer un environnement où les employés, qui habitent le plus possible dans les environs, viendront travailler à pied ou en utilisant le transport en commun. Sur place, ils devraient trouver l’ensemble des commerces dont ils ont besoin.

«Concrètement, cela signifie qu’au moment de planifier le développement du secteur, au lieu de prévoir une place de stationnement par mille pieds carrés de surface commerciale, nous en avons planifié la moitié moins, tout en prévoyant donner une passe autobus-métro par mille pieds carrés», rapporte M. Larouche.

Où 45 entreprises emploient 1250 personnes

C’est ainsi que, à ce jour, la SDA a construit une dizaine de bâtiments hébergeant 45 entreprises qui emploient 1250 personnes. Ce printemps, le CLSC Rosemont-Petite-Patrie ouvrira ses portes, contribuant 250 emplois additionnels.

«Nous hébergeons des entreprises dans le domaine des technologies telles que Viasat Canada (imagerie satellitaire) et Octasic (design de puces électroniques)», indique Charles Larouche. Le Technopôle Angus comprend en outre des entreprises oeuvrant dans les domaines de la biotechnologie, de la production vidéo, des sciences de la vie, etc. «On a aussi attiré des hôpitaux et des centres de recherche qui ont implanté ici des équipes complètes de recherche et de gérance de projet», ajoute-t-il fièrement.

Le terrain sur lequel la SDA réalise son développement couvre 1 400 000 pieds carrés, ce qui représente le tiers du parc Lafontaine. À ce jour, il reste près de 60 % du terrain à développer.

«L’un des éléments-clés de notre développement, enchaîne Philippe Lamarre, c’est de nous positionner dans des technologies variées, et non de nous confiner à un seul domaine.» Au siècle dernier, rappelle-t-il, la zone Angus était consacrée à la technologie de pointe de l’époque: le train. Toutefois, lorsque le CP a mis fin à ses activités, le quartier a été dévasté. «Nous cherchons à favoriser l’implantation de sociétés qui offrent une grande variété d’emplois, dit-il, mais également une qualité d’emplois. Nous ratissons très large afin de réduire les contrecoups des cycles, tout en satisfaisant les aspirations de la population qui nous environne.»

Forte de l’expérience acquise, la SDA cherche toujours à améliorer la qualité de l’environnement du quartier. «Nous essayons de développer une vision, indique M. Lamarre. Ainsi, nous avons un grand terrain (400 000 pieds carrés), et on réfléchit à quoi il pourrait ressembler dans dix ans. On a évidemment toutes sortes d’idées, on pense entre autres que la voie de l’avenir, c’est l’intégration de l’habitation et du travail. On essaie donc de se projeter dans le futur afin de voir comment on pourrait réaliser une telle vision.»

Revitaliser le Red Light

En voulant restaurer un quartier dévasté de Montréal, les dirigeants de la SDA ont acquis une expertise particulière en urbanisme. «La vision de la SDA, c’est la création d’emplois par le redéveloppement du milieu, résume Charles Larouche. On pense évidemment que cette vision est exportable sur le territoire de Montréal et ainsi en faire bénéficier d’autres.»

La SDA applique à présent son expertise à la revitalisation du boulevard Saint-Laurent, au niveau du fameux Red Light. «Ce qui nous allume, ce n’est pas de construire de nouveaux bâtiments mais de revitaliser le quartier», indique Philippe Lamarre. «Entre autres, nous cherchons à y amener des organismes culturels qui vont contribuer à cette revitalisation», ajoute son collègue, Charles Larouche.

De plus, les nouveaux édifices seront des commerces ouverts sur la rue. «Il n’y aura pas de mail intérieur, indique M. Larouche, mais de petites boutiques qui donnent directement sur la rue. On veut aussi que ce soient des commerces spécifiques au quartier» (et non des succursales de grandes chaînes).

«Nous voulons faire en sorte de recréer un milieu de vie vibrant, ajoute Philippe Lamarre. Nous ne voulons pas que les gens viennent uniquement travailler à cet endroit, mais qu’ils y vivent.»

«Notre vision, voyez-vous, c’est de faire des projets qui vont faire partie du patrimoine viable à long terme de Montréal», indique Charles Larouche. «Je puis vous assurer d’une chose: lorsque nous aurons terminé notre travail boulevard Saint-Laurent, les gens vont vraiment aimer ce coin-là!», de conclure Philippe Lamarre.

Source : Le devoir – http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/282111/quartier-rosemont-il-faut-revitaliser-montreal

Bienvenue dans mon quartier : Les Shop Angus

15 fév

Saviez-vous que ?

Le site des Shop Angus tire son nom d’un des fondateurs du Canadien Pacifique Richard Bladworth Angus. Ensemble ils formaient le principal complexe industriel d’entretien de locomotives du C.P.

C’est en 1904 que les ateliers Angus ont vu le jour et quelques années plus tard, sont devenus le deuxième plus grand complexe industriel de l’Amérique du nord.

Le site employait à l’époque plus de 8000 personnes. Mais c’est lors de la Deuxième Guerre Mondiale, que les shop Angus franchissent le cap des 12000 personnes.

Le matériel de guerre y était construit : comme les chars d’assauts, des détecteurs de sous-marin ou autre appareils électroniques. C’est grâce à la présence de tout ces gens, que le quartier a pu se développer et prendre vie.

Dans les Shop Angus, ce qui se démarque, c’est son architecture historique que l’on peut observer au coin des rue Rachel et Midway :

  • La bâtisse de la Société des Alcools du Québec était autrefois une caserne du service des incendies.
  • Le Locoshop était une usine du Canadien Pacifique. Il est maintenant convertit en deux édifices, soit un supermarché et un édifice à bureaux.
  • L’ancien bureau général, a lui aussi été converti en édifices à bureaux.

C’est en 1984, que le projet Shop Angus voit le jour. La construction de ce quartier résidentiel s’étale sur 10 ans. Le projet Angus, c’est l’élaboration d’un plan urbain étudié sur plusieurs années par plusieurs spécialistes.

Esemble, ils imaginent :

  • Plusieurs types de bâtiments, soit des maisons unifamiliales sur 2 ou3 étages, des habitations jumelées, des condos et des logements à appartements.
  • Des aires de stationnement, mais aussi des voies cyclables et des parcs.
  • Une architecture urbaine qui s’amalgame avec l’architecture historique du quartier et qui conserve tout le cachet des Shop Angus.

Rosemont-La Petite-Patrie: les raisons de son succès

3 fév

Des enfants jouent dans une ruelle du quartier... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

Des enfants jouent dans une ruelle du quartier Rosemont.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Rosemont-La Petite-Patrie se hisse à la tête de notre palmarès des arrondissements les plus attrayants à Montréal. De janvier à juillet, tant les «plex» de deux à cinq logements que les copropriétés s’y sont vendus plus rapidement qu’ailleurs à Montréal. Pourquoi ? Les prix encore abordables des logements et la vitalité des quartiers attirent entre autres les jeunes familles.

Au début des années 2000, Rosemont-La Petite-Patrie est devenu le premier secteur en périphérie du Plateau vers lequel se sont tournés ceux qui désiraient habiter le Plateau… mais n’en avaient pas les moyens. Sa popularité, depuis, n’a fait qu’augmenter. 

Parmi ses atouts: ses divers types de propriétés (duplex, triplex, unifamiliales, etc.), construites plus récemment que dans le Plateau (donc pourvues d’un vrai sous-sol et non d’une cave de service), vendues à des prix plus abordables et dotées d’une cour. Cela lui permet d’attirer de jeunes familles désireuses de vivre en milieu urbain.

«Plusieurs achètent un duplex ou un triplex pour environ 450 000$ et ont un ou deux revenus qui les aident à payer leur hypothèque», explique Nathalie Clément, courtier immobilier propriétaire de l’agence La Capitale du Mont-Royal.

Les environs du marché Jean-Talon (dans la Petite-Patrie mais aussi dans Villeray) sont particulièrement populaires, tout comme certaines rues à l’est de l’avenue Christophe-Colomb, entre les rues Beaubien et Jean-Talon. «Les ruelles appartiennent aux enfants», constate Louise Sauvageau, courtier immobilier au sein de l’équipe Houde Sauvageau, chez Re/Max du Cartier.

Rosemont-La Petite-Patrie réussit mieux que les autres arrondissements à attirer des familles, estime Claude Rainville, président de l’Association des sociétés de développement commercial de Montréal. «C’est sécuritaire, les espaces publics sont accueillants et il y a une belle ambiance pour élever ses enfants, constate-t-il. Ils ont réussi à conjuguer tout cela autour des rues Masson et Saint-Hubert, de même que dans la Petite Italie, où il y a une belle mixité culturelle.»

Selon lui, le dynamisme des artères commerciales a un effet direct sur la qualité de vie du milieu environnant. La capacité de maintenir une population diversifiée en attirant des jeunes, des familles et des membres du milieu artistique est aussi un enjeu majeur, croit Louise Hodder, directrice générale de la Corporation de développement économique et communautaire (CDEC) Centre-Sud/Plateau Mont-Royal.

«Le Plateau domine sur le plan de la vitalité culturelle, mais sa force d’attraction est en train de diminuer, car il n’a pas réussi à maintenir et à faire construire des logements qui répondent aux besoins des gens qui désirent y vivre, déplore-t-elle. Il y a une plus grande diversité de logements à des prix encore accessibles dans Rosemont-La Petite-Patrie. Le défi de la Ville de Montréal est de faire en sorte que les quartiers branchés s’ajustent et conservent leur mixité sociale. C’est essentiel pour que la qualité de vie y soit maintenue.»

Source : montoit.ca

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